Réception des factures électroniques obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour les entreprises assujetties à la TVA, même en franchise en base.

Facturation électronique : quelles sanctions si je ne suis pas prêt ?

Publié le 12 juin 2026 — mis à jour le 22 septembre 2026

Que risque concrètement un indépendant ou une TPE qui n’est pas prêt à temps ? Voici ce que prévoient les textes — et les risques moins visibles mais souvent plus coûteux que l’amende elle-même.

Réception : aucune plateforme choisie, que risquez-vous ?

Depuis le 1er septembre 2026, les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. En cas de manquement, l’administration adresse une mise en demeure de se conformer dans les trois mois. Si le manquement persiste, une amende de 500 € est prévue, suivie d’une nouvelle mise en demeure de trois mois. La persistance du manquement entraîne ensuite 1 000 €, puis une nouvelle amende de 1 000 € après chaque période de trois mois suivant une mise en demeure infructueuse (article 1737, IV bis).

Il ne s’agit pas d’une amende automatique au 1er septembre. Si vous n’avez pas encore choisi de plateforme, faites-le dès maintenant et confirmez avec elle l’activation de la réception pour votre entreprise.

Émission et e-reporting : les amendes prévues

  • E-invoicing : 50 € par facture non émise au format électronique, dans la limite de 15 000 € par année civile (article 1737 du CGI, version en vigueur).
  • E-reporting : 250 € par transmission non effectuée, dans la même limite de 15 000 € par an pour chacune des obligations de transmission concernées.
  • Les plateformes elles-mêmes encourent des sanctions distinctes (50 € par facture non transmise, plafonnées à 45 000 €/an) — mais cela ne concerne pas directement les entreprises.

Une tolérance de première infraction concerne notamment l’émission et l’e-reporting : elle suppose l’absence d’infraction pendant l’année en cours et les trois années précédentes, et une réparation spontanée ou dans les 30 jours suivant la première demande de l’administration. Elle ne remplace pas la procédure spécifique de mise en demeure pour l’absence de plateforme de réception.

Pour les TPE, PME et micro-entreprises, l’obligation d’émission et d’e-reporting commence le 1er septembre 2027, pour les opérations entrant dans le dispositif.

Le vrai risque n’est pas (que) l’amende

  1. Ne plus pouvoir facturer vos clients pros. À partir de l’échéance, vos clients professionnels attendront des factures électroniques conformes. Une facture non conforme peut être rejetée, donc payée en retard — un risque direct de trésorerie.
  2. Ne plus recevoir vos factures fournisseurs si vous n’êtes pas raccordé pour la réception (obligatoire dès septembre 2026 pour tous) : litiges, relances, comptabilité incomplète.
  3. Le contrôle fiscal facilité. L’administration disposera des données de transaction de vos partenaires : des incohérences dans vos déclarations se verront beaucoup plus vite.

Le calcul est vite fait

Des offres gratuites et payantes existent selon vos besoins avec un logiciel adapté (voir le comparatif). L’impréparation coûte des retards de paiement, des heures de régularisation, et potentiellement des amendes. Le rapport risque/effort est sans ambiguïté.

Les 3 choses à faire cette année

  1. Vérifier vos obligations et vos dates avec le simulateur.
  2. Choisir (ou faire confirmer) votre logiciel raccordé à une plateforme agréée.
  3. Fiabiliser vos données clients (SIREN, adresses) avant l’échéance.

Sanctions prévues aux articles 1737 et 1788 D du CGI. À jour en septembre 2026 (montants vérifiés sur Légifrance) — ne constitue pas un conseil fiscal.

Source de référence : DGFiP — comprendre la réforme. Les opérations exonérées et les activités mixtes nécessitent une vérification spécifique. Ne constitue pas un conseil fiscal.

Et maintenant ?

Vérifiez vos obligations personnalisées avec le simulateur, ou comparez les logiciels conformes pour faire votre choix.