Réception des factures électroniques obligatoire depuis le 1er septembre 2026 pour les entreprises assujetties à la TVA, même en franchise en base.

Plateforme agréée (PDP) : qu'est-ce que c'est et comment choisir ?

Publié le 12 juin 2026 — mis à jour le 22 septembre 2026

Avec la réforme, vos factures ne transiteront plus par e-mail : elles passeront par des plateformes agréées par l’administration fiscale (longtemps appelées « PDP » pour plateformes de dématérialisation partenaires). Comprendre ce maillon est la clé de toute la réforme.

Le principe en une phrase

Votre facture part de votre plateforme agréée, qui la transmet à celle de votre client, et envoie au passage les données utiles à l’administration fiscale. Le schéma est souvent comparé au réseau bancaire : chacun a sa « banque » (sa plateforme), et elles communiquent entre elles.

Pourquoi je ne peux pas juste envoyer un PDF ?

Parce que la facture électronique au sens de la réforme n’est pas un simple PDF : c’est un fichier structuré (formats Factur-X, UBL ou CII) que les machines peuvent lire, contrôler et acheminer. Seules les plateformes agréées, inscrites au registre officiel après une procédure d’immatriculation exigeante (sécurité, interopérabilité), sont habilitées à transmettre ces factures.

Déjà équipé : vérifiez l’activation de votre réception

Un logiciel déjà installé ne prouve pas que la réception est activée. Demandez à votre éditeur quelle plateforme assure ce service, si votre offre l’inclut, et comment confirmer l’adresse de réception de votre entreprise dans l’annuaire. Vérifiez aussi comment vous serez averti de l’arrivée d’une facture fournisseur.

Vous pouvez utiliser une plateforme directement ou via un logiciel compatible. Ces fonctions peuvent être réunies dans un même outil : deux abonnements ne sont pas obligatoires. Consultez notre comparatif.

Si vous choisissez vous-même : les 5 critères

  1. L’agrément, à vérifier à la source. La liste officielle des plateformes immatriculées est publiée sur impots.gouv.fr. Méfiez-vous des arguments commerciaux flous (« compatible », « en cours ») : seul le registre fait foi.
  2. Le prix pour votre volume. Certaines plateformes facturent à la facture, d’autres par abonnement. Pour quelques dizaines de factures par mois, le coût doit rester modeste.
  3. L’intégration avec vos outils : votre logiciel de facturation, votre banque, votre expert-comptable.
  4. La gestion de l’e-reporting si vous vendez aux particuliers ou à l’étranger.
  5. Le support en français et la pédagogie — vous aurez des questions la première année.

Et le portail public gratuit ?

Le projet initial prévoyait un portail public de facturation (PPF) gratuit pour échanger les factures. Ce volet a été abandonné fin 2024 : le PPF se limite désormais à l’annuaire central et au concentrateur de données. En clair, le passage par une plateforme agréée (privée) est incontournable — d’où l’intérêt de passer par un logiciel qui l’inclut dans son abonnement.

🔍 Par où commencer ? Faites le simulateur pour connaître vos dates, puis le comparatif pour choisir votre outil.

À jour en septembre 2026. Vérifiez toujours le registre officiel avant de vous engager.

Source de référence : DGFiP — comprendre la réforme. Les opérations exonérées et les activités mixtes nécessitent une vérification spécifique. Ne constitue pas un conseil fiscal.

Et maintenant ?

Vérifiez vos obligations personnalisées avec le simulateur, ou comparez les logiciels conformes pour faire votre choix.